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( 31 décembre, 2007 )

II.L’ANATOMIE ET LEONARD DE VINCI

Les dessins anatomiques réalisées par De Vinci
Album : Les dessins anatomiques réalisées par De Vinci
Léonard de Vinci dissequa une trentaine de cadavres pour approfondir ces connaissances par rapport au corps humain. Et voila quelques croquits...
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1.Dissection des corps humain et leur représentation par Léonard De Vinci

 

« [...] Mais j’ai voulu aussi passionnément connaître et comprendre la nature humaine, savoir ce qu’il y avait à l’interieur de nos corps. Pour cela, des nuits entières, j’ai disséqué des cadavres, bravant ainsi l’interdiction du pape. [...] Ce que j’ai cherché finalement, à travers tous mes travaux et particulièrement à travers mes peintures, ce que j’ai cherché toute ma vie, c’est a comprendre le mystère de la nature humaine [...]« 

Léonard de Vinci, Carnets, XVeme siècle.

 

 

La formation initiale de Léonard à l’anatomie du corps humain a commencé lors de son apprentissage avec Andrea del Verrocchio, son maître qui insister sur le fait que tous ses élèves doivent apprendre l’anatomie.

II.L'ANATOMIE ET LEONARD DE VINCI dans 3. II Torso

Comme artiste, il est rapidement devenu maître de l’anatomie topographique, en s’inspirant de nombreuses études des muscles, des tendons et d’autres caractéristiques anatomiques visibles. Il pose les bases de l’anatomie scientifique, disséquant notamment des cadavres de criminels dans la plus stricte discrétion, pour éviter l’Inquisition. Comme artiste connu, il a reçu l’autorisation de disséquer des cadavres humains à l’hôpital de Santa Maria Nuova à Florence et, plus tard, dans les hôpitaux de Milan et de Rome.

 

Léonard De Vinci a disséqué une trentaine de cadavre. Il nous reste environ deux cents planches anatomiques de sa main. De 1510 à 1511, il a collaboré ses recherches avec le médecin Marcantonio della Torre et, ensemble, ils ont compilé un ensemble de travaux théoriques sur l’anatomie avec plus de deux cents dessins de Léonard. Il a été publié sous le nom peu évident de Traité de la peinture en 1680.

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Léonard a dessiné de nombreux squelettes humains, des os, ainsi que les muscles et les tendons, le cœur et le système vasculaire, l’action de l’œil, les organes sexuels et d’autres organes internes. Il a fait l’un des premiers dessins scientifiques d’un fœtus dans l’utérus et la première constatation scientifique de la rigidité des artères suite à une crise cardiaque. Il a aussi reussit a montrer, en utilisant la cire chaude, que les vaisseaux sanguins se divisent sans cesse jusqu’a ne plus avoir que l’epaisseur d’un cheveux: il a été le premier a employé le mot capillaire. Le premier aussi a avoir dessiné correctement la position du foetus dans l’uterus.

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Il a aussi étudié et dessiné l’anatomie de nombreux animaux. Il a disséqué des vaches, des oiseaux, des singes, des ours et des grenouilles, comparant la structure anatomique de ces animaux avec celle de l’homme.

 

 

 

 

La précision et le soin apportés aux dessins ne seront pas égales avant des siècle. Il est le premier a dessiner correctement les courbure de la colonne vertébrale, l’inclinaison du sacrum, la courbure des cotes , la position exacte du bassin. L’idée de représenter les corps par plusieurs vues est une innovation totale et particulièrement moderne. Ses dessins du crâne sont parmi ses plus belle oeuvres.

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2. Etude de l’Homme de Vitruve par Léonard de Vinci

 

Homme de Vitruve ou Homme Vitruvien est le nom donné au croquis d’ Étude de proportions du corps humain selon Vitruve réalisé par Léonard De Vinci aux alentours de 1492. C’est l’un des tableaux anatomiques les plus célèbres de Léonard De Vinci. C’est la synthèse de recherches anatomiques et scientifiques. Voulant afficher l’unité des proportions humaines, il représente le double mouvement du corps. Celui-ci s’inscrit dans les figures géométriques du cercle et du carré. Ce tableau n’est pas l’Homme idéal, mais le modèle géométrique d’un homme normal.

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 » Quatre doigts font une paume, et quatre paumes font un pied, six paumes font une coudée : quatre coudées font la hauteur d’un homme. Et quatre coudées font un pas, et vingt quatre paumes font un homme ; et il a utilisé ces mesures dans ses constructions.

 

Si vous ouvrez les jambes de façon à abaisser votre hauteur d’un quatorzième, et si vous étendez vos bras de façon que le bout de vos doigts soit au niveau du sommet de votre tête, vous devez savoir que le centre de vos membres étendus sera au nombril, et que l’espace entre vos jambes sera un triangle équilatéral. La longueur des bras étendus d’un homme est égale à sa hauteur.

 

 

 

Depuis la racine des cheveux jusqu’au bas du menton, il y a un dixième de la hauteur d’un homme. Depuis le bas du menton jusqu’au sommet de la tête, un huitième. Depuis le haut de la poitrine jusqu’au sommet de la tête, un sixième ; depuis le haut de la poitrine jusqu’à la racine de cheveux, un septième.

 

Depuis les tétons jusqu’au sommet de la tête, un quart de la hauteur de l’homme. La plus grande largeur des épaules est contenue dans le quart d’un homme. Depuis le coude jusqu’au bout de la main, un cinquième. Depuis le coude jusqu’à l’angle de l’avant bras, un huitième.

 

La main complète est un dixième de l’homme. Le début des parties génitales est au milieu. Le pied est un septième de l’homme. Depuis la plante du pied jusqu’en dessous du genou, un quart de l’homme. Depuis sous le genou jusqu’au début des parties génitales, un quart de l’homme.

 

La distance du bas du menton au nez, et des racines des cheveux aux sourcils est la même, ainsi que l’oreille : un tiers du visage »

( 31 décembre, 2007 )

I.L’IMAGE DU CORPS DURANT LA RENNAISSANCE

1.Omniprésence de la religion pendant la Rennaissance

Le mouvement de renouveau en Europe s’accompagne d’un enrichissement jugé excessif de l’Eglise, ce qui provoque l’indignation de certains chrétiens, qui veulent revenir aux sources de la Bible.

D’autre part, à cette époque, certains chefs de l’Église étaient trés proches des autorités politiques.

La dissection anatomique humaine est exceptionnelle au Moyen-Age. L’Eglise interdisait de démembrer des cadavres pour assurer la résurrection des membres. Cette pratique était condamnée par l’Église. Par ailleurs, cette interdiction a eu l’effet sur le fait qu’on ne le dissèque pas durant le Moyen-Age. Il y a aussi le fait que la profession de chirurgien était dévalorisée (dévalorisation sociale) contrairement à la profession de médecin.

Le médecin (appelé lector) ne dissèque pas ; l’assistant (appelé demonstrator) montre avec sa baguette où disséquer au « sector » qui dissèque sous les ordres du médecin. La dissection au Moyen-Age sert à illustrer des textes anciens et non pas à établir de nouvelles connaissances.

Le geste de l’expérimentateur

Expérimenter, c’est d’abord soumettre la Nature à des questions que la Nature n’est pas capable seule de se poser. Mais pour cela, il faut se rapprocher d’elle et se donner le droit de la modifier. La toucher. Parmi les premiers à oser transgresser ce qui peut presque apparaître comme un interdit de droit divin furent les alchimistes et les physiciens mais plus encore peut-être, les anatomistes de la Renaissance.

2.Les multiples doctrines à respecter à cette époque

Les procès contre les savants et les scientifiques, par l’Eglise sont nombreux durant la Renaissance le plus célèbre est celui de Galilé.

C’est en 1632 et 1633 qu’a eut lieu le procès de Galilé, en raison de la publication d’un ouvrage ouvertement favorable à l’héliocentrisme (héliocentrisme est une conception du monde et de l’univers qui place le Soleil en son centre). Ce procès marque la séparation entre l’ancien et le nouveau en matière de sciences. C’est une rupture entre la science et la religion, qui mènera à un développement prodigieux de la science.

La science n’admet aucun dogme du fait que toute théorie scientifique est sujette à la critique, les axiomes de départ pouvant être remis en cause. En principe, une théorie scientifique ne comporte pas de jugement de valeur et repose sur des faits dûment observés et vérifiés. C’est l’interprétation de ces faits qui peut être sujette à caution, même si leurs acteurs scientifiques admettent, parfois avec difficulté, la remise en cause de leurs découvertes.

Le dogmatisme de l’Eglise catholique fut vivement critiqué par les scientifiques et des Lumières, particulièrement l’attitude de certains théologiens au XVIIe siècle au sujet de l’affaire Galilé et de sa condamnation pour la théorie de l’héliocentrisme en 1633 .

Effectivement la religion chrétienne et plus particulièrement le catholicisme en Europe impose de nombreuses régles aux sciences car certaines découvertes pourraient mettre en peril la foie catholique. Par exemple les découvertes de Léonard de vinci sur l’anatomie remettent en question le fonctionnement du corps par les religieux de cette époque.

Le corps à cette époque a un côté très sale, la religion en fait un outil du diable et du péché originel.

Afin de ne pas affronter les tribunaux ou les procédures inquisitoriales, il ne cherche jamais à rendre publique ses découvertes. Pour ne pas choquer, Léonard de vinci , évitera de dessiner dans son entièreté un corps humain disséqué.

3.La représentation pictoral du corps à la Rennaissance

La Rennaissance est souvent considérée comme l’âge d’or de la peinture s’étendant du XIVe au XVIIe siècle. En Italie, des artistes comme Sandro Botticelli, Leonard de Vinci, Michel-ange et Raphaël ont portés la peinture à son plus haut niveau par l’utilisation de la perspective, l’étude de l’anatomie humaine et la proportion, et par une amélioration sans précédent des techniques picturales. Les artistes ne représentaient plus uniquement des images religieuses et traditionnelles, mais ils ont inclus dans leurs peintures des représentations du monde qui les entourait ou des images produits de leurs propres imaginations. La Renaissance italienne va créer une vraie révolution dans la peinture. La peinture médiévale était caractérisée par des thèmes surtout religieux.A la Renaissance la peinture se caractérisait par un intérêt porté à l’homme. On jugeait un homme, si et seulement s’il était instruit. Les peintures étaient le plus souvent des portraits, sculptures de l’être humain dans une image complète et méliorative. L’art du nu s’affirma (en référence à l’Antiquité) notamment pour valoriser l’aspect athlétique de l’Homme. Parmi les peintres de cette époque, on peut citer Leonard de Vinci parmis tant d’autres .Des progrès furent marqués en médecine et en anatomie, le savoir est ensuite appliqué en dessin, en peinture et en sculpture, comme en témoignent le célèbre Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Il est alors possible de définir un système de proportions idéales et de représenter fidèlement un corps humain. Les tableaux et les fresques sont plus réalistes qu’au Moyen Âge. Mais Leonard de Vinci peut aussi s’exprimer ainsi car il ne fait pas parti d’une école précise effectivement à l’époque les peintres avaient des mécenes (des gens souvent trés riche qui avaient plusieurs artistes à qu’ils demendaient des tableaux , sculptures ou autres …) . Leonard De Vinci avait pour mècene François Ier (roi de france).

La mutation de l’image du monde par les sciences naturelles et les grandes découvertes, les tensions religieuses et politiques ainsi que les troubles sociaux se reflètent dans les arts. Le réel et l’idéal, le profane et le sacré, le mouvement et le repos, l’espace et la surface, la ligne et la couleur se réconcilient dans une bénéfique harmonie.

( 30 décembre, 2007 )

INTRODUCTION

Léonard de vinci

A la Renaissance beaucoup de grandes découvertes anatomiques ont été trouvées. Léonard de Vinci fut l’un des grands acteurs de ces découvertes fondamentales. De multiples questions peuvent être soulevées par ce sujet. Premièrement, quelles sont ces grandes découvertes à la Renaissance. Deuxièmement, en quoi la Renaissance et la religion Chrétienne omni-présente pouvaient ralentir les anatomistes de l’époque. Et enfin, en quoi Léonard de Vinci fut un grand acteur de ces découvertes. Ces questions peuvent être condensées en une question. Cette question sera notre problématique.

En quoi Léonard de vinci, avec ses travaux sur l’anatomie allait à l’encontre de l’éthique imposée par la religion et de ses contemporains?

Nous avons pu répondre à cette problématique grâce à de multiples recherches documentaires dans des ouvrages et sur des sites internet. Nous avons décidé de répondre à notre problématique en trois grandes parties: d’une part l’image du corps durant la Renaissance; d’autre part l’anatomie et Léonard de Vinci et une autre partie sur l’influence ou l’héritage de Léonard de Vinci dans la médecine et dans l’art.

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