( 31 décembre, 2007 )

I.L’IMAGE DU CORPS DURANT LA RENNAISSANCE

1.Omniprésence de la religion pendant la Rennaissance

Le mouvement de renouveau en Europe s’accompagne d’un enrichissement jugé excessif de l’Eglise, ce qui provoque l’indignation de certains chrétiens, qui veulent revenir aux sources de la Bible.

D’autre part, à cette époque, certains chefs de l’Église étaient trés proches des autorités politiques.

La dissection anatomique humaine est exceptionnelle au Moyen-Age. L’Eglise interdisait de démembrer des cadavres pour assurer la résurrection des membres. Cette pratique était condamnée par l’Église. Par ailleurs, cette interdiction a eu l’effet sur le fait qu’on ne le dissèque pas durant le Moyen-Age. Il y a aussi le fait que la profession de chirurgien était dévalorisée (dévalorisation sociale) contrairement à la profession de médecin.

Le médecin (appelé lector) ne dissèque pas ; l’assistant (appelé demonstrator) montre avec sa baguette où disséquer au « sector » qui dissèque sous les ordres du médecin. La dissection au Moyen-Age sert à illustrer des textes anciens et non pas à établir de nouvelles connaissances.

Le geste de l’expérimentateur

Expérimenter, c’est d’abord soumettre la Nature à des questions que la Nature n’est pas capable seule de se poser. Mais pour cela, il faut se rapprocher d’elle et se donner le droit de la modifier. La toucher. Parmi les premiers à oser transgresser ce qui peut presque apparaître comme un interdit de droit divin furent les alchimistes et les physiciens mais plus encore peut-être, les anatomistes de la Renaissance.

2.Les multiples doctrines à respecter à cette époque

Les procès contre les savants et les scientifiques, par l’Eglise sont nombreux durant la Renaissance le plus célèbre est celui de Galilé.

C’est en 1632 et 1633 qu’a eut lieu le procès de Galilé, en raison de la publication d’un ouvrage ouvertement favorable à l’héliocentrisme (héliocentrisme est une conception du monde et de l’univers qui place le Soleil en son centre). Ce procès marque la séparation entre l’ancien et le nouveau en matière de sciences. C’est une rupture entre la science et la religion, qui mènera à un développement prodigieux de la science.

La science n’admet aucun dogme du fait que toute théorie scientifique est sujette à la critique, les axiomes de départ pouvant être remis en cause. En principe, une théorie scientifique ne comporte pas de jugement de valeur et repose sur des faits dûment observés et vérifiés. C’est l’interprétation de ces faits qui peut être sujette à caution, même si leurs acteurs scientifiques admettent, parfois avec difficulté, la remise en cause de leurs découvertes.

Le dogmatisme de l’Eglise catholique fut vivement critiqué par les scientifiques et des Lumières, particulièrement l’attitude de certains théologiens au XVIIe siècle au sujet de l’affaire Galilé et de sa condamnation pour la théorie de l’héliocentrisme en 1633 .

Effectivement la religion chrétienne et plus particulièrement le catholicisme en Europe impose de nombreuses régles aux sciences car certaines découvertes pourraient mettre en peril la foie catholique. Par exemple les découvertes de Léonard de vinci sur l’anatomie remettent en question le fonctionnement du corps par les religieux de cette époque.

Le corps à cette époque a un côté très sale, la religion en fait un outil du diable et du péché originel.

Afin de ne pas affronter les tribunaux ou les procédures inquisitoriales, il ne cherche jamais à rendre publique ses découvertes. Pour ne pas choquer, Léonard de vinci , évitera de dessiner dans son entièreté un corps humain disséqué.

3.La représentation pictoral du corps à la Rennaissance

La Rennaissance est souvent considérée comme l’âge d’or de la peinture s’étendant du XIVe au XVIIe siècle. En Italie, des artistes comme Sandro Botticelli, Leonard de Vinci, Michel-ange et Raphaël ont portés la peinture à son plus haut niveau par l’utilisation de la perspective, l’étude de l’anatomie humaine et la proportion, et par une amélioration sans précédent des techniques picturales. Les artistes ne représentaient plus uniquement des images religieuses et traditionnelles, mais ils ont inclus dans leurs peintures des représentations du monde qui les entourait ou des images produits de leurs propres imaginations. La Renaissance italienne va créer une vraie révolution dans la peinture. La peinture médiévale était caractérisée par des thèmes surtout religieux.A la Renaissance la peinture se caractérisait par un intérêt porté à l’homme. On jugeait un homme, si et seulement s’il était instruit. Les peintures étaient le plus souvent des portraits, sculptures de l’être humain dans une image complète et méliorative. L’art du nu s’affirma (en référence à l’Antiquité) notamment pour valoriser l’aspect athlétique de l’Homme. Parmi les peintres de cette époque, on peut citer Leonard de Vinci parmis tant d’autres .Des progrès furent marqués en médecine et en anatomie, le savoir est ensuite appliqué en dessin, en peinture et en sculpture, comme en témoignent le célèbre Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Il est alors possible de définir un système de proportions idéales et de représenter fidèlement un corps humain. Les tableaux et les fresques sont plus réalistes qu’au Moyen Âge. Mais Leonard de Vinci peut aussi s’exprimer ainsi car il ne fait pas parti d’une école précise effectivement à l’époque les peintres avaient des mécenes (des gens souvent trés riche qui avaient plusieurs artistes à qu’ils demendaient des tableaux , sculptures ou autres …) . Leonard De Vinci avait pour mècene François Ier (roi de france).

La mutation de l’image du monde par les sciences naturelles et les grandes découvertes, les tensions religieuses et politiques ainsi que les troubles sociaux se reflètent dans les arts. Le réel et l’idéal, le profane et le sacré, le mouvement et le repos, l’espace et la surface, la ligne et la couleur se réconcilient dans une bénéfique harmonie.

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